Un vide enlace mon coeur, encore aveuglé.
Une caresse dénoue mes sens, je suis transporté.
Enfin, mon âme, dévoile ses plus vastes plaines.
La terre est vêtue de son plus bel habit blanc,
Les neiges de l'éternité se sont posées sur elle
Comme les plumes des anges morts pour l'éternel
Elles adoucissent et effacent les pas des errants.
Le vent virevoltant murmure mille secrets oubliés
Dans une langue ancienne d'un peuple fou et mélancolique.
Ce doux souffle semblant danser sur sa triste musique
S'en va glacer les quatre coins de mes pensées.
Le ciel limpide devient toile impressionniste
Où les nuages vaporeux de Sisley caressent la volupté
De leurs gris blancs tachetés, ils traversent l'infinitude bleutée
Au milieu des rêves et des fantômes de l'artiste.
Né d'un profond soupir teint de solitude
Les images s'évanouissent en un monde empreint au chaos
Où mon mal se résume à une larme de trop
Sur le visage figé de cet être trop prude.